MINISTERE DES INFRASTRUCTURES
ET TRAVAUX PUBLICS
lundi 13 juin 2022 à 17:50

Visite des sites d'intervention du Projet KIN ELENDA au site de Mpasa

 

Première étape : Centre d’Enfouissement Technique de Mpasa

 

Le Centre d’Enfouissement Technique de Mpasa (CET) a constitué la première étape de la visite des sites d’intervention du Projet KIN ELENDA qu’une délégation de la Banque mondiale, bailleur de fonds du projet, a effectuée mercredi 18 mai 2022 en marge d’une mission de supervision menée du 4 au 20 mai 2022 en République Démocratique du Congo. Dans la délégation de la Banque mondiale, on a noté la présence très remarquable de Mme Catalina Marulanda, Directrice Régionale pour le Secteur Urbain, Résilience et Foncier (zone Afrique Australe et de l’Est). Pour rappel, la mission de la Banque mondiale avait pour objectif de renforcer le dialogue politique et discuter des potentiels engagements futurs dans le secteur urbain, résilience et foncier, d’appuyer la mise en œuvre des projets de KIN ELENDA et HYDROMET et de rencontrer les partenaires techniques et financiers.

 

Sur le terrain, la délégation a été accompagnée par une équipe de responsables et experts de différentes agences et structures impliquées dans la mise en œuvre du projet KIN ELENDA. Il s’agit notamment de la Cellule Infrastructures (CI) du Ministère des Infrastructures et Travaux Publics, de la Cellule d’Exécution des Projets Eau (CEP-O) du Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité, de l’Unité de Coordination et de Management des Projets (UCM) du Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité, de la Cellule de Développement Urbain de Kinshasa(CDUK), de l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP), de la Régie d’Assainissement de Kinshasa (RASKIN).

 

Le Centre d’Enfouissement Technique de Mpasa constitue la pièce maîtresse ou une infrastructure majeure du dispositif que le projet KIN ELENDA met en place dans l’exécution du volet Gestion des déchets solides. C’est le terminal, peut-on ainsi dire, de la chaîne de gestion des déchets solides suivant le schéma opérationnel qui sera bâti autour des infrastructures suivantes : points de regroupement mobiles et fixes, centres de transfert, plate-forme de compostage et centre d’enfouissement technique. Pour rappel, l’objectif poursuivi dans la gestion intégrée des déchets ménagers et assimilés provenant des communes ciblées par le projet est de valoriser la partie organique, avec un tri préalable des déchets suivant leur nature: plastiques, cartons, ferrailles et autres. Le reste sera enfoui sur le site de Mpasa

.

Deux types d’interventions sont prévues au CET. Il y a d’abord des aménagements généraux portant sur la construction du pont sur la rivière Nfusu, la réhabilitation de la route d’accès, la lutte anti-érosive, l’installation du pont bascule, la construction des voiries internes et des pistes d’exploitation, l’érection de la clôture et la construction des bâtiments d’exploitation. Quant aux aménagements dans la zone d’enfouissement, ils seront basés sur deux scénarios d’exploitation, c’est-à-dire, la surélévation des alvéoles ou le landfill mining sur l’ensemble des casiers déjà aménagés. Les technologies prévues sont le revêtement des fonds étanches et résistants des alvéoles, la collecte et le traitement du lixiviat (liquide provenant de la décomposition de déchets) et du biogaz, la couverture finale garantissant l’isolation et l’étanchéité avec le milieu extérieur.

A l’époque du PARAU, avant d’être enfouis, les déchets passaient par le traitement suivant: ils étaient compressés à l’aide d’un engin pousseur-compacteur. Ensuite, les déchets étaient placés dans d’immenses casiers ou alvéoles (excavations de forme trapézoïdale de 200 m de longueur, de 30/40 m de largeur et de 4 m de hauteur). Pour empêcher le lixiviat de s’infiltrer et souiller le sol et la nappe aquifère, une membrane géotextile était placée au fond des casiers. A l’aide des drains, le lixiviat était recueilli dans des bassins de lagunage où il était filtré sous l’effet chimique de certaines plantes aquatiques (jacinthe d’eau douce entre autres). Par ailleurs, le site a été équipé de brûleurs pour traiter le gaz méthane provenant de la décomposition des ordures.

 

A l’heure qu’il est, le CET de Mpasa ne reçoit plus de déchets. Aucune activité ne se déroule sur le site. Après la clôture, en 2016, du Projet d’Appui à la Réhabilitation et d’Assainissement Urbain (PARAU en sigle) financé par l’Union européenne, qui y traitait, à raison d’un volume de 1800 m3 par jour, des déchets provenant de 9 communes de la Ville de Kinshasa, la partie congolaise n’a pas pu poursuivre les activités sur le site de Mpasa malgré le savoir-faire et la détermination de la Régie d’Assainissement de Kinshasa. Bref, le manque de ressources a été le grand obstacle à la poursuite des activités. Car, à la clôture du projet, la Ville de Kinshasa avait hérité d’un parc automobile en très bon état constitué de 7 engins, 53 camions et 10 véhicules. C’est après que s’est posé le problème d’accès au site suite à l’affaissement du pont Mfusu. Pour information, 22 casiers avaient été aménagés de 2010 à 2016, à la clôture du projet.

 

Au départ, 250 ha avaient été mis à la disposition du projet PARAU par la Ville de Kinshasa. Il n’en reste que 43 aujourd’hui, le site ayant été spolié illégalement. Cette superficie est suffisante pour une exploitation jusqu’en 2035. Au-delà, il faut penser à trouver un autre site. Or, la Ville de Kinshasa est confrontée à un manque de réserve foncière. Des démarches initiées dans le cadre du Projet KIN ELENDA par le Ministère de l’Urbanisme et Habitat qui assume la présidence du Comité d’Orientation Stratégique du projet, il est possible de récupérer 90 ha sur la partie faiblement occupée de la concession. Le projet table sur une superficie d’au moins 50 ha pour assurer la poursuite des activités du volet Gestion des déchets solides dans la perspective de la deuxième phase du projet. Dans le cadre des mesures de sauvegarde environnementale et sociale, KIN ELENDA va initier un Plan d’Action de Réinstallation (PAR) pour les 50 ha à récupérer et une Etude d’Impact Environnemental et Social pour l’ensemble du site, c’est-à-dire sur les 43 ha disponibles aujourd’hui et les 50 ha à récupérer.

 

Baudouin MANZENZA SASSA

Chargé de Communication

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