Kinshasa - RD Congo - lundi, 10 décembre 2018 -
Ministère des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction
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GENERALITES

Après les tronçons Batshamba-Loange (114 km) et Loange-Lo­vua (63 km), financés respectivement par l’Union Européenne et la Banque Africaine de Développement et dont les travaux sont en cours, le Projet d’Aménagement de la Route Lovua-Tshikapa (56 km) financé par la Banque Africaine de Développement est la troisième phase du Projet d’Aménagement de la Route Nationale 1, Batshamba-Tshikapa. Outre les travaux de la Route, le Projet prévoit la construction du pont sur la rivière Kasaï (160 km) à Tshikapa et des aménagements connexes.

Le projet Pont-Lovua - Tshikapa se situe donc dans la continui­té des interventions de la Banque Africaine de Développement (BAD) et des autres Bailleurs de Fonds (Union Européenne, Banque Mondiale) engagés dans le processus d’aménage­ment progressif de la RN 1.

Les interventions des partenaires se résument comme suit:

-          La BAD a financé a réhabilitation des sections entre Nsele et Lufimi (93,8 km) et Kwango-Kenge (70,34 km);

-          L’Union Européenne a financé les travaux du tronçon Lufimi-Kwango (57 km) et finance actuellement le tronçon Batsham­ba-Loange (114 km).

-          La Banque Mondiale a financé les travaux du tronçon Kenge-Batshamba (346 km).

Le coût global du financement (dons et prêt BAD) pour les travaux de bitumage du tronçon Lovua- Tshikapa (56 km), la construction du Pont Kasaï (160 ml) et la réhabilitation de 100 km de pistes rurales est d’environ 105,26 millions USD.

Le projet prévoit également les réservations pour le passage de la fibre optique, la réparation des deux ponts métalliques dans la ville de Tshikapa et l’éclairage public de la traversée de Tshikapa avec les lampadaires à énergie solaire.

Le projet est financé par trois instruments financiers conclus entre la République Démocratique du Congo et la Banque Africaine de Développement (BAD) à savoir: un accord de don de 13,26 M UC et un accord de prêt de 0,66 M UC signés le 07/01/2014 ainsi qu’un accord de don signé le 26 mars 2015.

Le processus de ratification de l’accord de prêt de 0,66 M UC est en cours.

Ce projet a déjà connu deux (2) missions de Supervision: du 24 août au 05 septembre 2015 et du 18 au 30 avril 2016.

L’Avis d’Appel d’Offres International a été lancé le 16 avril 2016 et la Remise des Offres est fixé au 23 juin 2016.

MONTAGE INSTITUTIONNEL

Composantes du projet

Le Projet comporte quatre composantes

-          Travaux avec contrôle et surveillance des travaux;

-          Aménagements et Mesures connexes;

-          Appui Institutionnel, Gestion et Suivi du Projet;

-          Expropriations (Indemnisations des personnes affectées).

Maître d’ouvrage

Ministère des Infrastructures et Travaux Publics

Maître d’ouvrage délégué

Cellule Infrastructures

Maîtres d’œuvre

Office des Routes et DVDA

Maître d’œuvre délégué

Mission de Contrôle.

Délai d’exécution

24 mois

Fin du Projet

Décembre 2019

BUDGET DU PROJET

Le budget du projet s’élève à 105,26 millions USD

Consistance des Travaux

Les normes retenues pour la RN1 prévoient:

-          Une plateforme de 10 m avec chaussée revêtue de 2 x 3,50 m  soit 7m de largeur;

-          2 accotements de 1,50 m, une couche de roulement en enrobés denses de 4 cm d’épaisseur;

-          une couche de base en grave concassée non traitée de 18 cm d’épaisseur et une couche de fondation en sable limoneux sélectionné de 20 cm d’épaisseur.

MESURES ENVIRONNEMENTALES ET SOCIALES

Dans le cadre des mesures d’accompagnement, le pro­jet prévoit la réhabilitation de plusieurs infrastructures connexes:

-          construction de clôtures d’écoles et de centres de santé;

-          Réhabilitation et équipement de pavillons de l’Hôpital de Référence de la Ville de Tshikapa (maternité/bloc d’accou­chement et chirurgie);

-          Construction de deux marchés (Dibumba 1 sur la tra­versée de la Ville de Tshikapa et Katanga sur la Route Nationale 1);

-          Aménagement de forages et protection de sources d’eau.

SENSIBILISATION

Il est prévu dans le cadre des travaux routiers, la sensibilisation des populations vivant dans les zones d’intervention du projet sur les infections sexuellement transmissibles (IST) dont le VIH/SIDA, le Paludisme, les maladies d’origine hydrique, la sécurité routière et la protection de l’environnement.

Une structure spécialisée en Gestion Environnementale et Sociale sera recrutée, pour la mise en œuvre de cette activité sur le terrain.

jeudi, 07 avril 2016 00:00

Au service des populations du Congo

Structure d’appui institutionnel et de coordination sectorielle du Ministère des Infrastructures et Travaux Publics (MITP), la Cellule Infrastructures (CI)  mène une mission d’identification et de mise en œuvre des projets d’infrastructures.   Exception faite du Projet d’Appui Logistique aux Institutions de la Transition, le portefeuille des investissements mobilisés et gérés par la CI  depuis avril 2004 totalisera, à fin février 2016, environ 914.2 millions USD, essentiellement sous forme de dons consentis par la Banque mondiale, la BAD, DFID et la JICA,  et de prêts  accordés par le Fonds koweïtien, la BADEA et  l’OFID.

A son actif, la CI compte  4 projets achevés, 3 projets en cours, 6 projets à démarrage imminent,  4 projets en préparation dont trois projets routiers et un projet de Renforcement des Capacités en Maintenance de Routes.

Dans le cadre de sa mission d’appui institutionnel au MITP,  la CI a contribué activement, en 2008 et 2009,  à la création et à la mise en place du Fonds National d’Entretien Routier (FONER). Elle  met en oeuvre un programme d’appui aux PME dans le cadre du projet Pro-Routes. Elle appuie  le MITP et le Ministère des Transports et Voies de Communication dans la conduite de deux études stratégiques majeures dont l’étude du Plan National Directeur Intégré des Transports qui vise à doter la RD Congo d’une vision et d’un cadre cohérent  de planification des investissements au niveau du secteur de transports. La CI accompagne également le MITP dans la réflexion sur les réformes institutionnelles à mener dans le sous-secteur  routier.

Après la réhabilitation  des tronçons bitumés N’sele-Lufimi et Kwango-Kenge sur financement de la BAD, la CI assure actuellement avec  cette  institution  la mise en oeuvre de trois nouveaux  projets de bitumage sur la RN1: un projet en cours sur le tronçon Loange-Lovua et deux à démarrage imminent sur les tronçons Lovua-Tshikapa et Tshikapa-Kamuesha.

Avec Pro-Routes, financé par la Bm, DFID et la RD Congo, la CI a rouvert au trafic, à fin 2014,  525 km de routes en terre entre Kisangani et Bunduki dans l’ex-Province Orientale, 1015 km entre Kasomeno et Uvira dans les Provinces de l’ex-Katanga et du Sud-Kivu et 672 km  entre Kisangani et Beni. Le  Financement Additionnel II,  en préparation, permettra la réhabilitation en 2016 et 2017 des routes  Komanda-Beni-Goli (258,85 Km) sur la RN 26 dans l’ex-Province Orientale, Beni-Kasindi (78 Km) sur la RN4  dans la province du Nord-Kivu et Bukavu-Goma (146 Km).

Théophile NTELA LUNGUMBA
Coordonnateur de la CI

Du  9 au 11 décembre 2015 se sont déroulées à la Mission Résidente de la Banque mondiale les négociations, entre la Banque mondiale et  la  RD Congo, sur le deuxième financement additionnel du Projet Pro-Routes. Sanctionnées par la signature, le 17 décembre 2015, du Procès-verbal  correspondant par les deux parties,  ces négociations ont  porté  sur un montant de 164.2 millions USD, dont une contrepartie congolaise de 39.2 millions USD  au travers   du  Fonds National d’Entretien Routier.  La prochaine   étape est  l’examen,  le 16 février 2016,    du dossier  par le Conseil d’Administration  de la BM.

La  délégation gouvernementale aux négociations était conduite par M. Clémént Mbikayi, Coordonnateur Adjoint de la Cellule de Suivi des Projets et Programmes financés par les Partenaires Techniques et Financiers du Ministère des Finances. Elle comprenait, entre autres, M. Théophile Ntela Lungumba, Coordonnateur de la Cellule Infrastructures et quelques experts de son staff, le Secrétaire Général a.i du MEDD, le Conseiller du Ministre des ITP chargé des Etudes et Plans et le Directeur Général Adjoint de l’Office des Routes. Du côté de la Banque  mondiale, c’est  Monsieur Alexandre K. Dossou, Expert Sénior des Transports et Chargé du Projet Pro-Routes, qui  était le chef de délégation.

Au  cours des discussions, les deux parties ont examiné notamment le Document du projet, le projet d’Accord de financement et la Lettre de Décaissement.

A l’issue des négociations, un aide-mémoire a été présenté par la Banque mondiale. Il résumait les mesures à prendre par la République Démocratique du Congo pour la présentation des documents relatifs au financement proposé à l’approbation du Conseil d’Administration de l’IDA et les dispositions à prendre  avant la signature des documents juridiques (Accord de Financement et Lettre Supplémentaire) ainsi que  les mesures requises avant l’entrée en vigueur  de l’Accord de Financement.

Des enjeux majeurs

Pour rappel, le montant total des activités du deuxième financement additionnel  négocié est fixé à 164.2 millions USD dont une contrepartie congolaise de 39.2 millions au travers du Fonds National d’Entretien Routier (FONER). La subvention de l’IDA est de l’ordre de 125 millions  USD  avec une allocation de  55 millions USD pour les dépassements de coûts sur le projet initial et le premier financement additionnel et une dotation de 70 millions USD pour les activités liées à l’intégration de trois nouvelles routes (Komanda-Bunia-Goli sur la RN27, soit 258,85 Km, dans l’ex-Province Orientale, Beni-Kasindi sur la RN4, soit 78 Km, dans l’ex-Province du Nord-Kivu et Bukavu-Goma, soit 146 Km).

La  mise en œuvre du deuxième financement  doit achevée au 28 février 2018. Cette échéance tient  compte d’une prescription de l’IDA qui n’autorise pas que la durée d’un projet financé excède dix ans. On rappellera que   Pro-Routes est entré en vigueur le 28 février 2008.

La  période de deux ans est courte et   constitue un défi majeur pour la Cellule Infrastructures et les autorités congolaises. Il est donc   indispensable que la mise en vigueur de ce deuxième financement additionnel intervienne au plus tard à  la fin du mois de juin 2016.

Un autre enjeu de taille pour ce deuxième financement additionnel, c’est qu’à la lumière du plan de trésorerie établi par la Cellule Infrastructures, il ressort que les ressources disponibles sur les financements en cours (initial et premier financement additionnel) seraient épuisées en avril-mai  2016.

Un crédit relais  sera donc nécessaire pour éviter l’interruption des activités du projet avant la mise en vigueur du deuxième financement additionnel. Le montage financier mis en place prévoit que  le Fonds National d’Entretien Routier (FONER)  avancera les ressources nécessaires (en s’assurant que ces avances de fonds ne compromettent nullement les programmes d’entretien routier annuel), et qu’elles seront remboursées au FONER dès la mise en vigueur du  deuxième financement additionnel.

B.M.S.

La gestion environnementale et sociale des projets et programmes qui bénéficient du concours technique et financier de la Banque mondiale a été de tout temps une préoccupation pour l’institution. Dans le souci d’aider les Unités de Coordination des Projets, le Bureau Régional de la Banque mondiale  a organisé du 27 au 29 octobre 2015 dans la Salle de  Conférence Golf  Roméo  un atelier de formation  en Politiques de Sauvegarde Environnementale et Sociale de la Banque mondiale. Le Directeur des Opérations de la Bm pour les deux Congo, M. Amadou a présidé l’ouverture de l’Atelier.

L’organisation  a jugé nécessaire d’associer à cette formation les structures nationales en charge du  processus de validation des  évaluations environnementales et sociales, notamment les responsables de l’Agence Congolaise de l’Environnement. Au total, une soixantaine de cadres, dont huit femmes, ont pris part à la formation. Parmi eux, des Coordonnateurs de Projets, des Experts en Sauvegarde Environnementale et des Experts en Suivi-évaluation.

L’objectif de  formation  était de renforcer la capacité des responsables des Unités de Coordination de Projets sur la gestion en amont et en aval des aspects environnementaux et sociaux. A l’issue de la formation, les bénéficiaires devaient, de façon spécifique, être capables de comprendre le mécanisme du «screening» environnemental et social, la catégorisation environnementale et sociale,  la catégorie d’évaluation environnementale et sociale (Etude ou Notice d’Impact Environnemental et Social) ainsi que leurs rôles et responsabilités dans le processus de gestion en amont et en aval des aspects environnementaux et sociaux.

La formation a été animée par des experts-pays de la Banque mondiale appuyés par des experts venus de Washington, du siège de l’institution.

Du 26 août au 2 septembre 2015, une équipe d’experts de la Banque Africaine de Développement (BAD) a effectué dans la province du Kasaï Occidental une visite de chantier dans le cadre de la mission  de supervision du Projet d’Aménagement de la RN1, tronçons Loange-Pont Lovua, Pont Lovua-Tshikapa et Tshikapa-Kamuesha. Sur le tronçon Loange-Pont Lovua en chantier,  l’évolution des travaux a été jugée satisfaisante.

Composée de Messieurs Jean-Paterne Megne et Anatole-Désiré Bizongo, respectivement  Economiste des Transports et Chef de Projet et Ingénieur Senior des Transports et Chef de Projet Adjoint, l’équipe  d’experts de la BAD était accompagnée sur le terrain du Coordonnateur et du Chargé des Projets BAD de la Cellule Infrastructures et des représentants de l’Office des Routes  et de la Direction des Voies de Desserte Agricole (DVDA) du Ministère du Développement Rural.

Après la visite des travaux en cours sur le tronçon Loange-Pont Lovua, la mission a poursuivi son périple    jusqu’à Tshikapa et Kamuesha. A l’étape de  Tshikapa, après une brève visite de courtoisie  au Maire de la Ville, toutes les structures parties prenantes au projet routier Loange-Pont Lovua se sont retrouvées dans une réunion  synthèse autour du Chef de Projet.

Note de satisfaction

Le  constat de la mission est que le  chantier dans son ensemble donne satisfaction par rapport à l’évolution des travaux. « Il n’y a pas d’observations majeures de la part de la mission» a relevé le Chef de Projet.

Malgré le retard d’un  mois observé au niveau du planning et occasionné par le temps  assez long pris pour la vérification et la formulation de l’enrobé notamment,   l’entreprise a rassuré la mission qu’elle était en mesure d’achever  les travaux dans le délai contractuel fixé à fin novembre 2016. Sa projection était de livrer les premiers 40 kilomètres de route bitumée fin décembre 2015.

Des  Appels d’Offres au cours du premier trimestre 2016

Concernant les deux autres projets routiers financés par la BAD qui doivent démarrer incessamment  sur la RN 1, à savoir le projet de bitumage de la route Lovua-Tshikapa (63 Km y compris la construction du pont sur la rivière Kasaï  et le Projet de Bitumage de la route Tshikapa-Kamuesha (87 Km), le constat visuel des tronçons concernés a  montré que ces sections  n’avaient  pas connu de changement substantiel tant du point de vue géométrique que planimétrique depuis la fin des études de faisabilité et l’évaluation du projet en 2013. Quelques améliorations ont même été constatées suite à des travaux de réhabilitation  exécutés  en 2014 sur financement de l’Union européenne.

Cependant, il a été jugé utile, avec l’aide d’un consultant, de procéder à l’actualisation  de l’étude qui avait été menée sur ce linéaire pour que les  dossiers d’appel d’offres soient rapidement préparés. Les appels d’offres devraient être lancés au premier trimestre 2016.

Pour le Projet routier Tshikapa-Kamuesha, la mission a recommandé  toutefois que les infrastructures rurales agricoles connexes  soient entièrement identifiées et étudiées afin d’être intégrées dans le marché des travaux.

La mission est revenue sur le constat de dégradation  précoce des sections de la RN1 précédemment  réhabilitées. Elle a insisté pour que des mesures et  dispositions conséquentes soient prises rapidement par le Fonds National d’Entretien et  l’Office des Routes dans le souci de préserver les investissements.

Pour  rappel, les projets de Bitumage des routes Loange-Lovua,  Lovua-Tshikapa et Tshikapa-Kamuesha sont financés respectivement pour  86,18, 105,26  et 113,32 millions USD.

L’atelier  de lancement officiel de ces projets a été organisé  le 30 juin 2015 avec la participation du Ministre des ITP et du Représentant Résident de la BAD.

B.M.S.

Du 6 au 10 septembre 2015, le  Ministre des ITP  a entrepris une visite d’inspection sur  la RN1 qui l’a conduit de Kinshasa à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental.  Il était accompagné dans son périple des Directeurs Généraux Adjoints de l’Office des Routes et du Fonds National d’Entretien Routier (FONER) et du Coordonnateur de la CI.

Le Ministre s’est attardé spécialement sur les deux premiers tronçons  en chantier  du Projet de bitumage de la route Batshamba-Tshikapa, à savoir le tronçon Batshamba-Loange (114Km) dont les travaux sont exécutés par l’entreprise égyptienne ARAB CONTRACTORS sur financement de l’Union européenne et le tronçon Loange-Lovua (63 Km)  financé par la Banque Africaine de Développement (BAD) et dont les travaux sont exécutés par l’entreprise chinoise SINOHYDRO.

Le constat dressé est que sur  le  tronçon Batshamba-Lovua le planning d’exécution  de travaux accuse un  grand retard, le chantier étant encore au niveau de la  construction de la plate-forme et des ouvrages d’assainissement.Pour rappel, ces travaux avaient été lancés officiellement à la fin du mois de mai 2014. Sur le tronçon Loange-Lovua,  le Ministre a noté avec satisfaction que le chantier avait déjà atteint le niveau de pose de la couche d’enduit sur la première section de la route à partir de Lovua. Face au constat de dégradation précoce de certaines sections de la RN1 déjà  réhabilitées entre Kinshasa, Kenge, Kikwit et Batshamba,  le Ministre des ITP a instruit l’Office des Routes  d’accélérer l’appel d’offres lancé pour les travaux d’entretien.

C-R KITAPINDU

jeudi, 07 avril 2016 00:00

26 kilomètres de route bitumée

Lors de la visite de chantier effectuée du 26 août au 2 septembre 2015 dans le cadre d’une mission  de supervision des Projets d’Aménagement de la RN1, tronçons Loange-Pont Lovua, Pont Lovua-Tshikapa et Tshikapa-Kamuesha par la Banque Africaine de Développement, les travaux sur le  Projet Loange-Pont Lovua (63 Km) étaient au niveau de la pose de couche d’enduit.  Au vu de l’évolution des travaux, l’entreprise SINOHYDRO  prévoyait de livrer les premiers 40 kilomètres de route bitumée en 2015. A  la fin du mois de décembre 2015,  seulement 26 kilomètres ont été revêtus.

C’est un décrochage, certes, par rapport au planning de travail. Sur l’ensemble  du chantier, a noté la Mission de Contrôle, l’avancement physique des travaux s’élève à 54% contre 65% de travaux planifiés, soit une rentabilité de 83.03% correspondant à 15.4 mois de travail de l’entreprise sur 18.5 mois écoulés.

Certains facteurs  expliquent, cependant, cette situation. Parmi lesquels, on peut relever la forte pluviométrie au cours de la période (12 jours de pluie au cours du mois de décembre) ainsi que les pannes fréquentes de la centrale d’enrobés. Il en est résulté que les travaux ont été retardés au niveau de la mise en place de la couche de forme, des  couches de fondation et de base ainsi que dans la pose de la couche d’imprégnation et du béton bitumineux.

Pour  empêcher que le délai contractuel  de novembre  2016 ne soit dépassé, la Mission de Contrôle a recommandé que des mesures idoines  soient prises par l’entreprise. Il s’agit notamment de démarrer rapidement les activités  retardées pour la pose  de la monocouche, de renforcer le matériel avec  un compacteur et une niveleuse ou un finisher, d’assurer l’entretien régulier de la centrale d’enrobés, de

Suite  à la mise en demeure adressée  à l’entreprise le 14 janvier 2015 et devant les constats contradictoires de carence de mesures exigées, la Cellule Infrastructures a décidé, en accord avec le Maître d’Ouvrage, de résilier le contrat de l’entreprise tchèque PKHORSIA  dans le  cadre des Travaux de réhabilitation et d’aménagement des routes nationales RN6 et RN23, tronçon Akula-Gemena-Libenge-Zongo (385 Km). La décision a été notifiée à l’entreprise le 8 octobre 2015. Du 17 au 22 octobre 2015, une visite de chantier a été organisée pour procéder aux constats d’ouvrages et parties d’ouvrages exécutés, à l’inventaire des matériaux approvisionnés ainsi qu’à l’inventaire descriptif du matériel et des installations du chantier.  Devant l’urgence et en accord avec la Banque mondiale, un contrat de travaux a été négocié avec l’entreprise chinoise SZTC et notifié provisoirement le 24 décembre 2015.

Cette entreprise a travaillé sur la RN4 dans l’ex-Province Orientale. Conscient des attentes des populations de la province de l’Oubangui et de l’importance que le Gouvernement accorde à la réhabilitation de la route Akula-Gemena-Libenge-Zongo (385 Km), le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics a écrit  personnellement, le 30 décembre 2015,  au Commissaire Spécial de la province de l’Ubangui pour lui annoncer la mise en place du nouveau contrat. Il était plus que temps!

La route Akula-Gemena-Libenge-Zongo est prise en charge par le projet Pro-Routes.  Au  terme d’une procédure d’appel d’offres international, un premier contrat  de travaux avait été conclu le 10 décembre 2012 avec  l’entreprise  chinoise CFHEC. Ce  contrat a été résilié le 27 octobre 2013, à la demande de la Banque mondiale pour inéligibilité de l’entreprise. Un deuxième contrat de travaux fut signé   le13 mars 2014  avec l’entreprise qui venait en deuxième position,  l’entreprise tchèque PKHORSIA, pour une durée de 27 mois  dont quatre de mobilisation.

A la fin du mois de décembre 2014, les premiers travaux n’étaient guère avancés. La mobilisation du personnel et du matériel n’était que partielle. Une mise en demeure a été adressée à l’entreprise au mois de janvier 2014. Elle est restée sans suite et sans résultat. Convaincue que l’entreprise n’était plus en mesure d’exécuter son contrat et pour ne pas compromettre les travaux  sur la route, la Cellule Infrastructures a  résililié le contrat le 8 octobre 2015 et obtenu l’accord de la Bm pour la négociation d’une entente directe avec l’entreprise SZTC. Les premiers engins sont annoncés fin janvier 2016 à Gemena.

B.M.S.

Le 6 octobre 2015,  la JICA a notifié au Gouvernement de la RD Congo son approbation pour l’utilisation du reliquat du Projet de Réhabilitation et de Modernisation de l’Avenue des Poids Lourds dans le financement du Projet d’Installation  du Système d’Eclairage Public sur  le boulevard Congo-Japon, ex-Avenue des Poids Lourds. Bien que l’installation de l’éclairage public fasse partie des obligations de la partie congolaise, la JICA a exceptionnellement approuvé l’utilisation du reliquat, considérant que l’éclairage public est un élément  urgent et indispensable en matière de sécurité routière.

Il existe en effet un reliquat  de 4,2 millions USD sur les ressources du Projet de Réhabilitation  et de Modernisation de l’Avenue des Poids Lourds. Lors  des discussions préliminaires qui avaient eu lieu  au mois de février 2015 avec  les autorités congolaises pendant la  Mission  d’Etude de faisabilité de ce projet, la JICA avait donné son accord de principe pour l’utilisation  de ce reliquat et avait demandé à la partie congolaise d’apporter le complément de 2  millions USD par rapport au montant estimé du projet, soit 6,500 millions USD.

Après évaluation du coût de financement du projet, ce montant est passé   à 9 millions USD. La JICA a décidé de financer intégralement le projet et d’apporter une enveloppe supplémentaire  de 4,8 millions USD au financement du projet d’éclairage public .Il n’est plus donc question  de contrepartie congolaise.

Le planning des activités prévoit   le recrutement  du Bureau pour la préparation du DAO de décembre 2015 à janvier 2016 et la procédure de l’appel d’offres de mars à avril 2016 au Japon. Les travaux d’éclairage seront exécutés entre avril 2016 et mars 2017.

Accompagné du Chef de Section Routes de la Cellule Infrastructures (CI), l’Auditeur technique du projet Pro-Routes, Monsieur Bernard Peccoud, a effectué du 17 septembre  au 08 octobre 2015 en RD Congo, une mission d’audit technique et d’appui à la Maîtrise d’Ouvrage.  C’est la treizième mission technique effectuée en RD Congo dans le cadre du Projet depuis  le début de sa mise en œuvre.

Cinq points étaient inscrits  à l’agenda de cette  mission qui était axée essentiellement sur des activités d’appui à la maîtrise d’ouvrage:   Appels d’Offres pour l’entretien de la RN4 et RN5, visite des sites par les entreprises soumissionnaires, résiliation du marché PKHORSIA, possibilité de reprise des travaux par une autre  entreprise sur  l’axe Akula-Zongo et problèmes rencontrés sur le chantier  des travaux de réhabilitation du tronçon  Kalemie-Kambu.

Concernant les travaux  d’entretien courant et mécanisé de la RN4, axe  Kisangani-Bunduki,  l’appel d’offres a été lancés et les offres ont été remises le 08 octobre 2015. L’Auditeur technique a  pris part à la  visite d’itinéraire organisée  du 22 au 24 septembre 2015 à l’intention des entreprises intéressées par  l’entretien méca nisé de cet  axe.  A l’occasion de cette visite,  l’auditeur technique a mis l’accent  sur   l’achevèment des travaux de réhabilitation restants à exécuter afin de garantir durablement les niveaux de service dans le cadre du contrat de rattrapage et d’entretien avec l’entreprise Zhengwei.

L’Auditeur  technique a également noté que  les conditions de circulation sur cet axe étaient satisfaisantes. La  vitesse moyenne de circulation est supérieure à 60 km/h. La route tient bon, mais  quelques travaux supplémentaires doivent nécessairement suivre pour la consolidation du tronçon: réparation provisoire des ponts sur le tronçon Dulia-Bunduki,  réparation des caniveaux bétonnés dans les villages, construction d’un ouvrage au PK 50, achèvement des travaux sur des ouvrages  au PK 30.

C-R KITAPINDU

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