Kinshasa - RD Congo - lundi, 10 décembre 2018 -
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Revue conjointe Banque Mondiale / BAD. Coopération Multilatérale

Pour la troisième fois, la Banque mondiale et la Banque Africaine de Développement ont procédé à une revue conjointe de la performance des projets financés en République Démocratique du Congo. La revue a eu lieu le mercredi 20 mars 2013 à l’hôtel Fleuve Congo sous la présidence du Vice-Ministre des Finances, représentant du Ministre Délégué auprès du Premier Ministre chargé des Finances, Gouverneur de la RD Congo auprès de la Banque mondiale et de la Banque Africaine de Développement. A côté du Vice-Ministre, on a noté la présence des Ministres du Portefeuille et de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, du Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la RD Congo et du Représentant Résident de la Banque Africaine de Développement.

A elles seules, la Banque mondiale et la Banque Africaine de Développement représentent un engagement de 3,8 milliards USD (dont 3,1 de la Bm avec 17 projets actifs) dans plusieurs secteurs. Ce portefeuille réuni fait de ces deux institutions des partenaires de premier plan au développement de la République Démocratique du Congo. Au cours de la revue, il s’agissait de s’assurer d’abord que les projets et programmes sont mis en oeuvre de manière à atteindre les résultats fixés, et, ensuite, de mener une réflexion d’ensemble au moment où les deux institutions ont décidé, pour une appropriation des projets de développement par le Gouvernement, de s’engager dans une dynamique d’utilisation des institutions et systèmes nationaux (à travers l’Administration Publique), pour la conduite et la gestion de projets.

Catharsis nécessaire

Comme l’ont souligné les intervenants dans leurs allocutions officielles, la revue des portefeuilles est un exercice nécessaire qui permet, régulièrement, d’évaluer les résultats atteints, de s’assurer que les projets et programmes sont mis en oeuvre de manière à atteindre les objectifs de développement fixés et que les mesures prises dans le sens d’amélioration des performances s’appliquent conformément aux plans d’actions arrêtés lors des rencontres précédentes. Parmi les points saillants qui reviennent, on reproche de façon générale aux cellules d’exécution des projets et programmes un faible taux de décaissement alors que des ressources sont mobilisées par les partenaires.

Besoin urgent de réformes

Dans son allocution, le Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la RD Congo, M. Eustache Oayoro, a relevé que le pays a réalisé des avancées si l’on considère la stabililité macroéconomique et la réduction de l’inflation (qui était à 500% en 2001). La croissance économique est devenue positive, avec une moyenne annuelle de 5.6% entre 2006 et 2010. En 2012, le taux de croissance de la RD Congo était l’un des plus élevés en Afrique, supérieur de 2 points au taux de croissance moyen du continent. Néamoins, a-t-il fait observer, « la pauvreté reste généralisée et le taux de croissance annoncé n’a rien changé dans la vie de nombreux congolais». Face à ce constat, il faut approfondir les réformes et les accélérer car, a t-il indiqué, la RD Congo n’a qu’un seul choix, celui des réformes qui permettent une croissance à deux chiffres et une croissance inclusive qui crée des emplois et réduit la pauvreté. Sur ce point, la Banque mondiale ainsi que la BAD ont décidé d’accompagner la RD Congo dans la voie des réformes, dès lors que le portefeuille de deux institutions prend en charge des questions de gouvernance, de renforcement des institutions, de développement des infrastructures, du climat des affaires, de la compétitivité du secteur privé, de l’accès au financement, de la formation et du développement du capital humain. Pour la Banque mondiale, la réforme des institutions paraît être la réforme cardinale. C’est celle qui est à la base de toutes les autres réformes. «Nous avons décidé de renforcer davantage les institutions et non de les contourner» a conclu M. Ouayoro.

Appel à plus de transparence

Tout en rappelant que son institution s’est engagée à appuyer la RD Congo dans ses réformes, le Représentant Résident de la BAD, M. Valentin Zongo, a évoqué la question de la passation des marchés publics, appelant à plus de transparence. «... Nous sommes tenus d’améliorer nos pratiques pour tendre vers les valeurs universelles de transparence, d’équité et d’efficacité de la dépense» a-t-il déclaré dans son allocution de circonstance.

 

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